1 mai 2016

Le Journal de Montréal a fait paraître une entrevue avec Julie Dufort, doctorante en science politique et chercheuse à l’Observatoire de l’humour. Elle vient de faire paraître, en collaboration avec le professeur Lawrence Olivier, un ouvrage intitulé Humour et politique : de la connivence à la désillusion. Cliquez ici pour lire l’entrevue.

25 octobre 2015

« Selon Desbarats et Mosher (1979), la première femme de l’histoire à signer des caricatures est l’Anglaise Mary Darly. En 1763 à Londres, elle signe avec son mari le premier guide destiné aux caricaturistes, passe-temps prisé des Anglais de l’époque ».

 Mira Falardeau, Femmes et humour, Québec, PUL, 2014,
p. 75-76.

Difficile de trouver sur le Web des exemples de ses caricatures; elle a plutôt publié celles des autres (soupir de La Clef).

10 octobre 2015

Pourquoi retrouve-t-on tant de propos se moquant des prétentions intellectuelles des femmes dans la littérature française des trois siècles passés?

Ces images doivent être replacées dans leur contexte de parution : celui de la progression des femmes sur le chemin du savoir. Les deux grandes périodes où l’on a le plus ri des femmes et de leurs prétentions littéraires correspondent aux deux grandes vagues d’alphabétisation des femmes en France.

Sandrine Aragon, « Une femme qui lit est-elle par définition comique ? », Résonances, « Les femmes et le rire », numéro 6, novembre 2000,
p. 30.

07 octobre 2015

Il ne faut pas rater la sortie, début novembre, du livre Une fois c’t’une fille. Confidences de femmes drôles du Québec. Annie Deschamps et Anne-Marie Dupras, elles-mêmes humoristes, du groupe Les Zélées, ont colligé des entrevues avec les principales femmes comiques du Québec. Le résultat est palpitant ; les deux auteures ont reçu des confidences sur des sujets très peu souvent abordés : conciliation scène/maternité, pire performance à vie, etc. Manifestement, les auteures ont su inspirer confiance ; elles montrent, toujours en douceur, l’envers du décor et du métier.

Cliquez ici pour y accéder

08 septembre 2015

À relire, pour les chercheur-e-s : l’article de Lori Saint-Martin et Ariane Gibeau, « « Exit les oreilles » : parodie, ironie et humour féministes dans Nunuche et Nunuche gurlz », Recherches féministes, « Les voie secrètes de l’humour des femmes », vol. 25, no 2, 2012, dont voici l’incipit, p. 25 :

« La parole féministe possède un pouvoir démythifiant indéniable. Pensons à la lecture aussi drôle que féroce que fait Louky Bersianik, dans L’Euguélionne (1976), des discours patriarcaux (biblique, psychanalytique, littéraire) ou à la désopilante série Great Housewives of Art de Sally Swain (1988) : « Mrs Manet Entertains in the Garden », par exemple, inverse la logique du Déjeuner sur l’herbe en représentant les femmes vêtues et les hommes nus. Le rire féministe décape, dénaturalise et déstabilise; il rend visibles, et du coup, condamnables, les pratiques et les croyances patriarcales; il invite, explicitement et implicitement, à l’action ».

21 août 2015

Pour les chercheuses et les chercheurs qui s’intéressent au travail de Marjane Satrapi, la CLEF suggère l’article suivant : Martine Motard-Noar, «Femmes, humour et voix narratrice dans les romans graphiques de Marjane Satrapi », Women in French Studies, The Twenty-Second Annual Collection of Essais, presented by Women in French, volume 22, 2014, p. 32-43.

19 juin 2015

À propos de l’humoriste Nora Hamzawi :

Isabelle Hanne, « Histoires d’une meuf », Libération, 1er octobre 2014.

« Dans son show, elle parle de ces filles en collants gainant qui bouffent et picolent un peu trop, qui finissent la soirée « la frange collée au front », de ces trentenaires névrosées, hypocondriaques qui « chialent à s’en filer des cystites ». Et en creux, de ces hommes négligés qui se coupent les ongles en plein milieu du salon et qui soupirent comme des ados quand on leur demande de ranger ces chaussettes qui traînent. »

15 juin 2015

Un peu d’autopromotion :

Pour rire et sourire : Mines de rien. Chroniques insolentes, d’Isabelle Boisclair, Lucie Joubert et Lori Saint-Martin, Éditions du remue-ménage, 2015.

« Mines de rien, ce sont trois féministes qui mettent en commun leurs plumes grinçantes pour dépeindre nos travers avec des lunettes pas vraiment roses. Du marketing aux toilettes publiques, en passant par les medias sociaux, la culture du viol, l’instinct maternel ou la masturbation, leurs chroniques s’indignent de l’ordinaire sexiste, et prouvent qu’il est aussi arbitraire qu’anachronique. Mieux vaut, paraît-il, en rire » (4ème de couverture)

04 juin 2015

Pour les chercheuses et les chercheurs, mais pas seulement :

Martine Motard-Noar, « Femmes, humour et voix narratrice dans les romans graphiques de Marjane Satrapi », Women in French Studies, The Twenty-second Annual Collection of Esssays, Presented by Women in French, 2014, p.32-43.

Si Marjane Satrapi a inscrit ses propres ambivalences dans ses romans graphiques, Persepolis, Broderies et Poulet aux prunes, elle s’est aussi assurée de dégonfler tout réductionnisme facile, en particulier grâce à l’humour. Ce dernier présente des femmes et la voix auctoriale non seulement dans le dialogue et la langue utilisés mais aussi dans le graphisme, révélant un investissement émotionnel certain, en particulier vis-à-vis du corps. Cet humour à la Satrapi refuse toutes formes de normalisation et toutes certitudes dans un jeu de dissonances où la vérité est toujours ailleurs […]. (p. 3)

Sur Persepolis, voir :
https://www.google.ca/search?client=safari&rls=en&q=persepolis&ie=UTF-8&oe=UTF-8&gfe_rd=cr&ei=nltmVcDLLKqC8QeD-4DQCA

03 juin 2015

À propos de l’humoriste Nicole Ferroni :

Sarah Gandillot, « Nicole Ferroni : clown de combat », Causette, #53, février 2015, p. 44-47.

« Je pars faire mes chroniques comme je pars au combat. Je veux que mon interlocuteur m’écoute attentivement. Je veux croire que ça lui donne envie de changer les choses. Même si c’est François Hollande. J’ai sans doute trop d’attentes ».